
Le démarrage des études supérieures n’est pas une période facile. Les jeunes adultes ont souvent très envie de s’émanciper, s’éloigner de leur cocon mais n’ont pas toujours les ressources pour y parvenir sans angoisses. La relation avec les parents peut se tendre entre regrets de voir son enfant quitter le nid d’un côté et volonté de voler de ses propres ailes de l’autre. Les hormones n’aident pas à fluidifier la communication parents/enfants et c’est souvent sous forme de reproches que les échanges se construisent. « La maison n’est pas un hôtel », « quand est-ce que tu vas te mettre à bosser »… vous connaissez?

Entre leur montrer la voie et les laisser faire leurs choix, la position de parents n’est pas facile. Et celle du jeune adulte n’est pas plus confortable.
Les questions à se poser alors sont :
- Quand je l’invite à faire un choix, nait-il de mon désir (parfois inconscient) ou du sien?
- Ai-je peur pour lui ? Et si oui comment puis-je lui montrer que j’ai confiance en lui?
- Si j’étais sûr qu’il était capable de faire ce qu’il veut ou de trouver sa voie, que ferais-je différemment?
Pour dialoguer avec les ados au cerveau encore immature (sa maturité est atteinte à l’âge de 25 ans), qui sont souvent dans l’affect, l’émotionnel, la susceptibilité, ont parfois des réactions épidermiques, posez des questions, soyez curieux, rejoignez-les avant, éventuellement, de les guider.
Et s’ils ne sont pas encore ados laissez la porte ouverte : cette période va peut-être bien se passer! C’est aussi un moment très riche, ou les échanges peuvent être plus profonds, où ils commencent à nous apprendre des choses, où vous allez découvrir leur vraie nature, leurs envies, différents parfois des vôtres. L’adolescence n’est pas qu’un problème!
Julie Renauld, Thérapie brève, thérapie familiale, thérapie de couple. Coach parental. Paris 16 et Boulogne Billancourt.