Comment sortir de la jalousie?

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Beaucoup de frères et soeurs sont jaloux les uns des autres. Une jalousie qui peut s’installer très tôt et durer jusqu’au partage de la succession chez le notaire!

La jalousie est une émotion et il est bien difficile pour les enfants de s’en défaire et pour les parents de la gérer.

Au sein d’une fratrie, la jalousie peut-être soufflée par les parents eux-mêmes qui, s’en inquiétant avant même qu’elle n’arrive, et à trop la prévenir, finissent par la provoquer ou en tout cas l’attiser.

La psychopraticienne Emmanuelle Piquet explique très bien le contre effet du cadeau que le bébé offre en naissant à son aîné ou que l’aîné a choisi (ou non) avec ses parents pour son petit frère ou sa petite soeur.  « Comme tout le monde est quasi persuadé qu’il va y avoir jalousie, on crée ou on amplifie quelque chose qui n’était pas si intense que ça. Le risque du cadeau c’est que l’enfant se dise que ça (l’arrivée du bébé) va vraiment être l’enfer« . C’est ce que nous appelons une prophétie auto réalisatrice, comme évoqué dans d’autres articles. Nous provoquons ce que nous souhaitons éviter.

Sans l’anticiper, nous pouvons l’accompagner, l’accueillir et aider notre enfant à la réguler. Ne surtout pas l’éviter, la fuir ou par tous les moyens tenter de la repousser. Quand la jalousie se manifeste c’est aux parents de l’accueillir tout en rappelant les limites et le cadre : pas de violence verbale ou physique, pas de dénigrement, etc. Et la rediriger vers quelque chose de constructif.

C’est en impliquant l’enfant jaloux, en lui demandant de coopérer, en comblant son besoin d’appartenance à la famille et de contribution, en lui donnant son rôle d’aîné dans tout ce qu’il a de valorisant, qu’il pourra s’apaiser et se tourner vers son petit frère ou sa petite soeur, dans le cas où c’est l’aîné qui est jaloux.

C’est en étant pleinement sécurisé que l’enfant jaloux pourra sortir de sa coquille, de sa volonté de faire mieux, plus, ou autant et de s’ouvrir à l’autre.

Le psychiatre autrichien Alfred Adler (1870-1937), étaye ce phénomène par l’exemple :

« Nous avons là de nouveau le problème que nous connaissons bien, celui d’un garçon plus âgé et d’une sœur plus jeune. Nous savons qu’en soi le garçon est dans une situation désagréable (…). Nous savons que le deuxième enfant est toujours comme en compétition et qu’il s’efforce constamment de dépasser le premier ».

Ce qui engendrera le découragement chez l’aîné voyant sa sœur puinée gonflée d’énergie pour le dépasser et lui, perdre espoir de plus en plus.

Bon nombre de parents participent aux Ateliers Parents que j’organise pour leurs aînés découragés – et décourageants (neurones miroirs !) et ce sont eux que je retrouve souvent en consultation. La famille étant un système, Eva Dreikurs Ferguson – fille de Rudolf Dreikurs (psychiatre autrichien, élève d’Alfred Adler) – constate dans son cabinet de thérapeute que bientôt la difficulté basculera, et c’est le puiné qui posera des problèmes dès lors que l’aîné aura regagné en confiance et aura assouvi ses besoins d’appartenance et d’importance.

L’aîné a besoin de retrouver une place, le puiné s’en étant forgée une de fait pour rattraper l’autre, et le déséquilibre peut vite basculer en difficulté si les parents ne remettent pas le sentiment social (la collaboration) au centre du système familial. « En voulant protéger les plus petits, on les fragilise« , ajoute Emmanuelle Piquet. « Selon nos échantillons, parmi les enfants harcelés, 60% sont des aînés. L’aîné pense que tout le monde va l’aimer comme papa et maman. Le cadet – voire le benjamin – lui, il s’est pris des taloches de ses frères et soeurs et donc il y va. Les aînés quant à eux, ne sont pas très musclés relationnellement« .

Le rôle de parents est de ne pas nier la jalousie, de ne pas trop intervenir, et de les laisser se bagarrer loin de nous. Sans public, ils auront peut-être moins de levier. Le système familial n’est pas linéaire, c’est cela qui en fait la richesse. Et cela demande beaucoup d’investissement de la part des parents pour continuellement accompagner ses mouvements de balanciers.

Lors d’une promenade en famille, Gaspard (5 ans) s’engage dans une course à vélo avec sa petite sœur de 3 ans. Ils arrivent à égalité.

  • « Pourquoi n’as-tu pas pédalé plus vite ? » demande sa mère à Gaspard, le pensant découragé.
  • « Viens maman, je vais te dire un secret, lui répond Gaspard. Pour laisser Louise gagner, parce que c’est toujours moi qui gagne ».

La mère, émue, se dit que la contribution, l’empathie, la solidarité, avaient pris le pas sur la compétition. Et dans cette fratrie où la jalousie régnait au quotidien, c’était une très, très grande victoire.

Julie Renauld Millet, thérapeute systémique, Coach Parents Enfants. Formatrice en Discipline Positive

Eviter de faire pour l’enfant ce qu’il est capable de faire seul

Scène de la vie quotidienne d’une famille au petit-déjeuner :

« Gaspard, peux-tu me passer le miel, s’il te plaît ? » demande la mère à Gaspard.

Le père passe le miel à la mère, à la place de Gaspard (5 ans).

Gaspard se met à pleurer.

Le père, croyant bien faire, reste interloqué par une telle réaction qu’il pense disproportionnée.

Que s’est-il passé pour que Gaspard se mette à pleurer pour un simple pot de miel? Alfred Adler, psychiatre autrichien (1870-1937) dont les principes ont construit la Discipline Positive, explique que l’enfant naît avec deux besoins fondamentaux sur lesquels il cherche à se construire toute sa vie : appartenir et contribuer. Si le père passe le miel à la place de l’enfant, alors l’enfant ne peut pas assouvir ce besoin de contribuer et donc de se sentir appartenir à cette famille qui n’aurait pas besoin de lui, il est alors totalement découragé et il l’exprime comme il le peut à cet âge : des cris, des pleurs.

Par ces simples gestes de la vie quotidienne, l’enfant peut être encouragé ou… découragé. Dès lors que le parent en a conscience, il a la possibilité de nourrir ces deux besoins qui sont parfois très accessibles. En le laissant donner le pot de miel lui-même comme sa maman le lui a demandé, le parent nourrit non seulement son besoin de contribuer et d’appartenir mais il lui montre également qu’il en est capable. En donnant le pot de miel à sa place, le message peut être interprété par l’enfant comme « tu n’es pas capable, laisse, je vais le faire ». C’est anodin mais tellement constructif pour l’enfant!

Julie Renauld Millet, thérapeute systémique et coach Parents Enfants

 

 

Un baiser si je veux!

« Dis bonjour MADAME »,

« Fais un baiser à Papy »…

Si la politesse peut devenir un automatisme et une valeur partagée dans bien des familles, les petits enfants, souvent fort timides, ne sont pas toujours enclins à saluer inconnus et plus connus. Comment leur donner envie? Lorsque l’on dit haut et fort, car se sentant observés et jugés « tu dis bonjour MA-DAME », est-ce une invitation à son enfant ou un message passé aux spectateurs pour dire combien nous tentons d’élever correctement nos enfants : « ne t’inquiète pas, j’en suis, c’est lui qui ne veut pas »!

J’ai testé différentes méthodes pour que mon enfant dise bonjour – parce que pour moi c’est important – et, en réaction aux parents qui crient « dis bonjour » et en me sentant mal à l’aise pour leurs propres enfants, j’ai commencé par le dire au coin de l’oreille de mon enfant, juste pour lui. Après je me suis demandé quel était le sens de cette phrase sussurée à l’oreille. Est-ce pour qu’il s’en rappelle, pour l’autoriser à parler à l’adulte, pour le rassurer? l’accompagner…?

Ne voyant aucun résultat tangible j’ai demandé à mon fils ce qu’on pouvait mettre en place comme signal, signe de la main, geste pour qu’il comprenne que c’était le moment de dire bonjour et il m’a répondu « rien maman, je sais qu’il faut dire bonjour« . Il sait et pourtant, c’est encore difficile pour lui, à 5 ans. Parfois il le dit d’ailleurs, mais si bas. D’autres fois, il ne le dit pas, mais l’adulte en face ne l’a pas salué non plus. Et parfois, à la boulangère qu’il connaît bien il dit haut et fort « Bon-jour Ma-dame » avec un grand sourire. Peut-être parce qu’il est en sécurité, qu’il n’est pas contraint, qu’il se sent suffisamment bien pour entamer le dialogue avec l’adulte.

A l’adolescence, apparemment, il faut parfois tout reprendre depuis le début! Je le vois avec mes neveux, pour qui, dire bonjour est devenu le cadet de leurs soucis, pensant peut-être que s’ils ont un casque sur les oreilles, ils en deviennent invisibles! Et je me demande si leur maman qui déclare que mes enfants (de 5 et 3 ans) « ce sont des enfants qui ne disent pas bonjour« ,  se pose autant de questions que moi!! Ou peut-être que pour l’ado aussi il devient à nouveau difficile de rentrer en contact avec l’adulte.

  • C’est si doux d’embrasser leurs joues, mais est-ce réciproque…?

Pour ce qui est du baiser, j’ai envie de respecter encore davantage les petits êtres que sont nos enfants. Les adultes n’ont pas tous envie d’embrasser ni d’être embrassés le matin, le soir, l’hiver, les mines renfrognées, les fumeurs, les post-apéro… On a tous notre zone d’intimité. Nos enfants sont les seuls à avoir l’haleine fraîche du matin au soir et nous les contraignons à embrasser les joues rapeuses des adultes.

A mon fils, qui pourrait se passer des baisers et des câlins de sa mère (alors ceux des autres…), je lui demande le soir « tu as envie d’un baiser? d’un câlin?« , comme une invitation. C’est si doux d’embrasser leurs joues, mais est-ce réciproque…? je ne crois pas! Invitons-les ou laissons-les venir, avec respect et surtout avec compréhension. Rien à voir avec la politesse finalement, une fois les règles posées, le baiser signifie tellement plus : l’intimité, le contact, le toucher, la tendresse, le peau à peau… Ce qui est devenu anodin pour nous, ne l’est peut-être pas pour eux… Laissons-les venir!

Julie Renauld Millet, thérapeute systémique et coach Parents Enfants

Papa où t’es?

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Maman cool et papa gronde, c’est fini! 

J’entends ça et là des mamans regretter de ne pas assister – en couple – aux ateliers que j’organise car : « mon mari n’a pas le temps« , « il dit que les enfants n’ont qu’à obéir« , « c’est aux adultes de décider« , « il y a un moment où il faut être ferme et c’est tout« .

On est d’accord! Nous aussi nous voudrions que ça roule, ça avance, qu’ils « obéissent et pis c’est tout« . D’ailleurs, dans les familles où les règles et le système fonctionnent, la question ne se pose pas. Celle-ci se pose lorsque les parents rencontrent trop de difficultés, lorsque les règles mises en place n’obtiennent pas – ou plus – les résultats escomptés. Lorsque les règles sont remplacées par les cris, les punitions, les fessées… et que nous ne sommes pas heureux de cela.

Et lorsque le quotidien devient usant, que le volume sonore est au plus haut et que le taux d’agacement, de colère et d’excitation franchit la ligne rouge, côté parents comme côté enfants. On se pose la question lorsque le lundi matin, l’arrivée au bureau est une libération!

Et là, ce n’est plus une question de papa ou de maman, de sévère ou pas sévère, de sévir ou ne pas sévir…

Elever des enfants n’est pas facile, je ne vous apprends rien, mais cela fait du bien de l’entendre. Des difficultés il y en a, il y en aura. Selon la personnalité de l’enfant, la nôtre, notre histoire, et tout son écosystème.

Mais il existe des solutions, des outils qui fonctionnent. Une manière d’appréhender les situations, de regarder son enfant et de mieux le comprendre. Et surtout d’être en ligne avec ses propres valeurs. Pas celles du voisin, du copain de forum ou de sa belle-soeur. Nos propres valeurs, les miennes et celles de ma moitié avec qui j’ai décidé de mettre au monde un ou plusieurs enfant(s).

  • La Discipline Positive ce n’est pas Maman bienveillante et Papa ferme (ni l’inverse)

C’est la fermeté et la bienveillance ensemble, saupoudré d’encouragements à mieux faire, à apprendre de ses erreurs, à ne pas rester sur un échec. Selon le Docteur en psychologie Jane Nelsen, le mot le plus important entre Bienveillance et Fermeté c’est le mot « et ».

Apprendre à être parent ou à (re)devenir le parent que nous souhaitons être, cela demande du temps et de l’envie, mais cela s’adresse autant aux papas qu’aux mamans. Les mamans n’ont parfois pas plus de temps matériel à consacrer à cet apprentissage que les papas, mais ce temps est un excellent investissement à long terme, et elles le savent.

Consacrer 7 soirées de 2 heures, soient 14 heures de formation, c’est un temps précieux pour construire une famille, une harmonie, des valeurs, à deux. C’est se mettre au diapason en vivant des expériences, en se mettant dans la peau de nos enfants pour les comprendre quand ils se roulent par terre, hurlent dès 6 heures du matin ou demandent encore une glace à la fin d’une journée au parc d’attractions.

  • Les ateliers permettent un cheminement ensemble

Nos entreprises nous offrent des séminaires, des formations, sur des sujets divers, parfois liés à notre développement personnel, mais qui nous apprend à élever nos enfants…? Les papas sont toujours plus concernés et investis, ceux qui viennent déjà aux ateliers ont une vraie attente et une soif de comprendre et d’avancer. C’est très encourageant et c’est tellement plus facile de parler le même langage

Julie Renauld Millet, Thérapeute systémique, Coach Parents Enfant

 

Est-ce qu’on peut prendre 5 minutes pour parler de la chaise musicale…?

C’est en me replongeant dans les délices des goûters d’anniversaire de mon enfance, pour organiser les 5 ans de mon fils, que me sont venus les différents jeux auxquels nous nous prêtions.

J’ai commencé à écrire dans ma liste « chaise musicale » quand soudain, les règles du jeu me sont revenues. Soient :

  • Le principe : ne pas mettre à disposition autant de chaises qu’il y a d’enfants
  • L’objectif : exclure un à un les enfants qui n’ont pas de chaise
  • Le gagnant emporte la partie quand il trône seul sur la dernière chaise face à tous les perdants exclus

Ce que cela m’évoque : est-il vraiment nécessaire de le développer…?

L’exclusion, l’humiliation de se retrouver les fesses entre deux chaises mais d’avoir les plus petites et donc de céder la place au plus fort. Prendre la place de son voisin, prendre la place de l’autre coûte que coûte pour éviter l’exclusion, la solitude

Et je repense à Alfred Adler, psychiatre autrichien contemporain de Freud, qui avait dû jouer lui aussi à la chaise musicale et qui, depuis, n’a eu de cesse de prêcher que l’être humain a 2 besoins fondamentaux pour se développer : appartenir et contribuer.

Bref, vive le chamboule-tout, la piñata et autre colin maillard. La chaise musicale ne nous manquera pas!

 

 

Mon vélo rouge dans Paris

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Voici mon vélo rouge, il est allemand et j’ai pris le pari de me lancer dans Paris – environnement peu habitué aux vélos – pour accompagner mes enfants à l’école. Un pari mais un risque aussi, pour mes enfants bien sûr, qui ne sont pas aussi bien protégés que dans un 4X4.

Cela fait partie des valeurs et habitudes de vie que je veux leur transmettre : rester tonique, être à l’air libre (même pollué), partager, voir le paysage, s’adapter aux conditions météo, etc. En acceptant le revers de la médaille et en essayant de l’anticiper au maximum.

  • Changer le regard des plus pressés, des moins patients

Me voilà lancée dans la circulation parisienne. Alors soit je m’impose, avec klaxon, gilet jaune et haussement de ton – ce que j’ai commencé à faire, soit je me lance le défi de changer le regard des plus défiants, des plus agressifs, des plus pressés, des moins patients… Et pour être raccord avec la Discipline Positive, je vais faire les deux! Etre ferme quand nous serons en danger et bienveillante pour m’adapter aux plus rétifs et surtout garder le sourire car c’est aussi pour cela que j’ai choisi ce véhicule doux et convivial!

L’école de mes 2 enfants était de moins en moins accessible en voiture. Rien de direct en transports en commun. J’ai testé le siège porte-bagage pour Louise et Gaspard pédalant à côté. Mais le matin, lorsque le jour est à peine levé, Gaspard (5 ans dans 3 semaines) n’avait pas forcément l’énergie pour pédaler au milieu des piétons. En voiture, il nous fallait 30 minutes avec le risque de se faire enlever la voiture à l’arrivée, car aucune place pour stationner (or des enfants de 3 et 5 ans ne se jettent pas sur le bord de la route)… Alors, alors… j’ai regardé du côté de l’Allemagne et de ses vélo électriques bi-porteurs et tri-porteurs. J’ai trouvé les modèles avenue de Versailles chez Les cyclistes branchés.

J’ai opté pour un bi-porteur (deux roues) qui m’a semblé bien plus maniable qu’un tri-porteur (trois roues), mais c’est ma conduite subjective qui m’a guidée et les précieux conseils du responsable de la boutique.

Il s’appelle E-cargo, il est électrique, il a transformé nos trajets, nous ne mettons plus que 10 minutes, quoiqu’il se passe autour de nous. Je pédale, donc ça reste un moyen de transport tonique qui me permet de faire un peu de sport chaque jour. Les enfants sont ravis dans leur cabine couverte par temps de pluie et découverte quand il fait beau. Plus de stress des bouchons, ni du stationnement (quoique le responsable de l’immeuble de l’école n’est pas très fan de me voir arriver avec mon engin, mais il va s’habituer).

  • Faites-leur une petite place!

J’ai bon espoir de faire des adeptes, c’est un très gros investissement mais il remplace ma voiture et transporte 3 personnes. Et j’ai besoin de vous pour en parler autour de vous. Si vous ou vos amis croisez un vélo rouge (ou bleu, ou vert)… faites-leur une petite place! Il y a très peu de pistes cyclables (quand elles ne sont pas recouvertes de feuilles glissantes et de marrons), ces pistes s’arrêtent ou démarrent au milieu des carrefours qu’il nous faut traverser. Si nous nous retrouvons parfois sur les trottoirs, c’est peut-être que nous avons préféré cela à prendre la place du Troca avec 2 enfants… Si nous traversons le passage piétons, vous avez le droit de nous laisser passer, c’est peut-être pour aller attraper la piste cyclable! Paris n’est pas faite du tout pour les cyclistes, et je ne prône pas la ville sans voiture car je m’en sers aussi.

C’est ma responsabilité, mon engagement, mon problème, « je n’avais pas qu’à… », « j’avais qu’à faire comme tout le monde ». Oui mais voilà, je suis la 3è de ma fratrie (ceux qui ont suivi mes ateliers savent ce que cela signifie et ma famille aussi!!!), j’ai envie d’apporter un peu de mon pays natal (la Belgique) à Paris et j’ai confiance dans la société et ses nombreuses mutations! J’assume! Mais sans choisir l’un ou l’autre, je suis sûre que nous pouvons mieux cohabiter!

A bientôt sur la route!

Julie

 

 

 

 

 

 

Avant nous recevions des claques et nous n’en sommes pas morts!

« C’est un caprice »

« Il lui faut des règles et des limites »

« C’est l’adulte qui décide, non? »

« On ne parle plus que de neurosciences, moi je veux des preuves scientifiques » (CQFD)

« Avant on recevait des claques et on n’en n’est pas mort »

« Pourquoi ce serait différent aujourd’hui? »

Ha… pourquoi ce serait différent aujourd’hui…? AVANT on y arrivait TRES bien, comment  ont fait nos parents, nos grands parents… « quand je vois le résultat avec toi, je me dis que ce n’était pas si mal ».

Avant… il existait le bâton dans les classes, à Saint J… on tirait sur les parties génitales des garçons quand ils ne savaient pas leurs leçons (pour mieux les retenir…?!). Avant on recopiait bêtement des lignes de « je ne lance pas mon stylo », en espérant que cela servirait de leçon (cela fonctionnait-il…?) Avant on laissait les bébés crier pour se faire les poumons, les enfants de 5 ans aller en pension. Avant (la naissance de ma fille, mais encore à la naissance de mon aîné) on montait sur le ventre des femmes pour les faire accoucher. Avant (hier), les femmes ne pouvaient pas conduire en Arabie Saoudite……..

La liste est longue de tout ce qu’on faisait AVANT et dont on n’est pas mort. Bonne nouvelle, on va pouvoir faire différemment, ou pas, apprendre, ou pas, comprendre, ou pas, s’améliorer, ou pas, construire, grandir, faire, grandir, transmettre, partager, créer du lien, trouver l’harmonie… ou pas.

Chacun fait fait fait ce qui lui plaît plaît plaît. Nous, avec la Discipline Positive, nous adressons à ceux qui ont envie de faire autrement, ceux qui veulent des solutions aux situations devenues infernales, ceux qui ne supportent plus être ainsi désemparés.

Nous proposons de décoder les comportements des enfants pour comprendre et adapter nos solutions afin qu’elles soient le plus efficace possible. Poser un cadre et des limites fait partie de nos objectifs mais il ne s’agit pas d’un cadre pour un cadre, à celui qui criera le plus fort ou qui punira le plus sévèrement. Il s’agit de limites que nous voulons voir respecter à long terme, avec l’engagement de l’enfant, sa responsabilité et son autonomie. Il s’agit de lui apprendre à s’arrêter au feu rouge pour ne pas écraser les passants et non pour éviter l’amende. Tout est là.

Il y a des choses merveilleuses à garder précieusement du passé, et à transmettre à nos enfants. Et on va pouvoir puiser dans tout ce que nous apportent les neurosciences (hou le vilain mot!!!), le monde d’aujourd’hui, les travaux et recherches des psychiatres et pédiatres… sans pour autant faire culpabiliser nos aïeux.

Avant… c’était différent.

 

Mon enfant est différent (2)

Dyslexie, dyspraxie, dysphasie, disorthographie… même mon correcteur d’orthographe automatique n’en veut pas! Il pourrait se mettre à la page!

Est-ce une nouvelle mode…? On voit des « dys » partout…! Oui… peut-être… tant mieux… Nous sommes à même aujourd’hui de déceler les dysfonctionnements des enfants, ce qui les empêche d’avancer au bon rythme, ou d’avancer tout court. Et c’est une TRES BONNE NOUVELLE. C’est un PROGRES considérable qui va nous permettre de développer les bons outils et apporter des solutions à ces enfants en souffrance.

 » Oui mais avant, c’est tout juste si on connaissait la dyslexie, et on s’en remettait! Moi j’ai appris à lire avec la méthode globale et j’ai un boulot dans une grosse boîte, donc tout va bien ».

Avant… avant… on mourrait en couche, puis on accouchait sans péridurale et on en mourait pas, puis on fumait enceinte, avant on buvait enceinte… et on en mourait pas (tous).

C’est stupéfiant comme, pour certains, le progrès semble être une menace, ou uniquement là pour nous faire culpabiliser. Réjouissons-nous du progrès et des méthodes nouvelles, efficaces, aidantes qui nous permettent de nous adapter à la société actuelle, aux attentes des enfants et à nos ambitions de parents.

Le progrès, les « neurosciences », ce ne sont pas des gros mots, c’est là pour nous aider! Et ceux qui n’en ont pas besoin et qui ne rencontrent aucune difficulté suffisante pour chercher ailleurs qu’avant, peuvent effectivement ne pas perdre de temps à essayer autre chose.

Voici quelques précisions – non exhaustives – pour y voir plus clair et comprendre ce que signifie :

  • La dyslexie : trouble attentionné de la compréhension, de la concentration.

Elle touche les fonctions exécutives du cerveau et engendre une difficulté à faire la différence entre les mots, les lettres, graphiquement.

Parce que la dyslexie est multi-factorielles, il existe différents outils, complémentaires, pour avancer :

  • L’orthophonie : phonologie, amélioration de l’attention, motricité globale et fine, Ecriture et orthographe, etc.
  • La psychothérapie
  • Les activités extra scolaires
  • L’alimentation

 

  • La Dyspraxie : trouble de la coordination des gestes fins (lacets, couverts, stylo…)

C’est essayer d’écrire en tenant son stylo avec un gant de boxe.

Les outils et solutions :

  • La psychomotricité et l’ergothérapeute
  • Les outils matériels pour compenser
  • La psychothérapie
  • Les activités extra scolaires

 

  • Le TDA – H : Trouble du Déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

ATTENTION : Un TDA-H peut être très calme, en apparence, mais c’est la tempête dans sa tête! C’est un problème de neurotransmetteurs.

Les zones du cerveau concernées sont celles de : l’impulsivité, la mémoire de travail et la méthodologie

Les difficultés :

  • La conduite
  • Lire un livre (car on part dans ses pensées)
  • On oublie ses affaires
  • On coupe la parole de peut d’oublier ce qu’on veut dire
  • Mauvaise gestion des émotions

Les outils :

  • La méditation
  • L’hyper organisation
  • Les moyens mémo techniques
  • Le sport
  • Les massages
  • La musique…

Les troubles ne disparaissent pas forcément, mais on apprend à les gérer avec le temps.

Lire la BD de Lynda.

  • La dysphasie : trouble structurel de l’apprentissage du langage oral (après 5 ans)

L’enfant a des difficultés à s’exprimer

  • Le Trouble du spectre autistique

Dont les causes sont multi factorielles.

Entraîne :

  • Une altération de la communication
  • Une altération qualitative des interactions sociales réciproques
  • Des intérêts restreints et des comportements répétitifs et stéréotypés
  • Le fait de ne pas voir les signaux que l’interlocuteur envoie
  • L’incapacité à comprendre l’intention derrière l’action

Ces nombreux troubles dont nous découvrons chaque jour un peu mieux les causes, les conséquences et les solutions pour vivre avec, ont de très lourdes conséquences sur la vie de la famille.

Lynda, maman de deux enfants souffrant de TDA-H et elle-même portant ce trouble, témoigne que la Discipline Positive lui a permis de sortir de cette spirale infernale. Car, grâce aux outils que notre méthode propose, elle a pu se mettre à la place de ses enfants, comprendre ce qu’ils ressentaient. Ses enfants ont vu leur mère les écouter et les comprendre et leur proposer des solutions conjointes, co-construites. Comme c’est le cas dans toutes nos recherches de solutions.

Remercions ces enfants différents de nous apprendre chaque jour de nouvelles choses, soyons bienveillants avec nous-mêmes car vivre avec un enfant différent est un chemin, semé d’embûches. Demandons-leur « et toi, comment voudrais-tu que cela se passe? », pour installer ensemble les routines du matin, du soir, des devoirs, des week end…

Ecoutons leurs différences et parfois leurs obsessions ou fixations, en leur disant : « je te rejoins et je comprends ce que tu m’expliques et c’est mon job de parent de t’aider à dépasser cela pour te permettre de vivre ta vie« . Mais la phrase sans son début n’aura aucune chance d’être entendue…

 

 

 

 

 

 

 

Les ateliers de rentrée ont démarré!

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Je suis ravie de démarrer l’année scolaire avec un nouveau groupe de parents qui vient d’embarquer pour 7 séances de 2 heures de formation à la Discipline Positive. Dans 14 heures, ils seront armés d’outils et de clefs pour mieux comprendre les comportements inappropriés de leurs chérubins et y répondre, avec bienveillance ET fermeté.

  • 4 papas et 8 mamans!

J’ai la joie d’accueillir 4 papas et 8 mamans hyper motivés. Dès la première soirée, les questions et réflexions sur l’évolution de notre société, nos codes culturels et éducatifs, notre système scolaire, le système alternatif… fusent! Nous allons avancer vite et loin ensemble, bousculer les idées reçues. Nous allons aussi nous amuser, en nous mettant dans la peau de nos enfants pour prendre conscience de ce qu’il ressentent et pensent.

Chacun est venu avec son bagage et ses automatismes et tous ont envie d’accompagner leurs enfants au mieux, de (re)trouver un peu d’harmonie dans leur famille, de sortir de systèmes parfois négatifs, épuisants ou trop sonores!

Comment me faire entendre sans crier? Comment se faire obéir ? Comment mettre fin aux provocations de mon fils sur sa soeur? Est-ce que mon enfant absorbe toutes mes émotions et comment l’en préserver? Il n’a pas encore 2 ans mais il est quand même terrible! Le couple doit-il être « DP » ensemble, coûte que coûte, et si ce n’est pas le cas, est-ce un problème…?

Toutes ces questions – et bien d’autres – trouveront leurs réponses, personnalisées, en fonction des parents que nous sommes, des enfants que nous avons et des valeurs que nous souhaitons leur transmettre. La Discipline Positive permet de développer l’empathie, la générosité, la bienveillance, l’écoute, l’autonomie, le respect de soi et des autres, le goût de l’effort, la confiance en soi… A nous de jouer!

Un beau programme en perspective!