Comment parler des maladies graves aux enfants?

Notamment quand celles-ci touchent un membre de leur famille.

  1. Faites-leur confiance. Les enfants sont des roseaux. Encore plein de souplesse ils plient mais se redressent. N’ayez pas peur de leur chagrin, ce sont des phases à traverser avant de passer à autre chose. N’ayez pas non plus peur du vôtre. Plus vous vous autoriserez à exprimer vos émotions et plus cela lui permettra d’exprimer les siennes. 
  2. Rendez-les acteurs. Pour éviter qu’ils ne subissent demandez-leur ce qu’ils auraient envie de faire pour en parler à leurs amis, cela peut être à travers un exposé. Sans aucune obligation bien sûr! C’est à eux de le sentir et de s’approprier l’engagement. 
  3. Écoutez vos peurs avant de parler. Vous ne pouvez pas apprendre à un enfant à nager si vous avez peur de l’eau. Écrivez vos inquiétudes et tirez tout le fil de la pelote pour y voir plus clair et comprendre vous-même ce qui vous effraie. Ils sont des roseaux et vous êtes les chênes contre lesquels ils peuvent s’appuyer. Attention un chêne n’est ni éternel ni incassable ni infaillible. Vous avez le droit de flancher quand c’est la tempête. 
  4. Est-ce qu’il peut mourir? Est la question que nous redoutons tous et moi je choisis de dire oui. Car la mort fait partie de la vie. Et cela permet de vivre chaque jour en pleine conscience. 

Vivez dans le présent, un pas après l’autre. Ayez de l’énergie pour sourire aujourd’hui. Demain on verra…

Julie Renauld thérapeute systémique

julie.renauld.millet@gmail.com 

Notre couple a t-il encore ses chances?

thérapie de couple amour

Vous qui voyez des couples toute la journée, vous pouvez nous dire si notre couple a encore une chance? C’est une question qui revient souvent dans mon cabinet.

Mon travail ne consiste pas à donner des conseils – car les conseils fonctionnent jusqu’à ce qu’ils ne fonctionnent plus – mais plutôt à questionner pour permettre à mes patients de s’interroger sur leurs besoins, leurs envies, leurs valeurs, leurs projets de vie. 

Les couples me demandent cela aussi parce qu’ils se comparent souvent aux autres. Or Il y a autant de recettes pour faire durer une relation amoureuse qu’il y a de couples. 

Pour moi un couple qui fonctionne c’est un couple vivant, où chacun des partenaires s’autorise à être lui-même, autorise l’autre à s’épanouir, stimule ou nourrit les besoins et les envies de son partenaire.

Pour qu’un couple fonctionne il faut déjà que chacun des partenaires soit bien avec lui-même, en solo. 

Rester dans la vie avec liberté et respect.

Et si vous êtes en pleine crise demandez-vous s’il reste des braises sur lesquelles souffler et des endroits vers lesquels vous regardez dans la même direction. 

Courage!!

Julie Renauld, thérapie brève, thérapie individuelle et thérapie de couple. Paris 16ème, Boulogne Billancourt (et en visio)

Ensemble ou séparément?

Thérapie de couple

Quand un couple passe la porte de mon cabinet je ne sais pas toujours si à l’issue de mon accompagnement les 2 partenaires repartiront ensemble et heureux, séparés mais soulagés, ou si l’un des deux sera soulagé, l’autre malheureux. Il n’y a pas d’issue idéale, car même la première requiert des efforts, un travail et de nourrir la relation chaque jour. La séparation si elle est choisie peut être une issue acceptable aussi.
🔹Mon accompagnement ne consiste pas à faire en sorte qu’un couple fonctionne à nouveau – si ce n’est pas sa décision – mais plutôt de l’aider à mieux interagir, à faire cesser ce qui lui pose problème, quelle que soit l’issue de la nature de leur relation.
Parfois ils ont pris leur décision et viennent me voir pour les aider à construire la suite, séparément.
🔹Je vois des couples qui se déchirent aussi fort qu’ils se sont aimés, d’autres qui ont un respect indéfectible l’un pour l’autre, d’autres encore qui sont amis de puis longtemps…
🖌️ Ils écrivent leur histoire comme ils peuvent et c’est une grande richesse pour moi de toujours découvrir un nouveau fonctionnement et d’amener chacun des partenaires à s’écouter, se faire confiance, et sentir ce qui va l’aider à mieux interagir avec l’autre pour une relation plus harmonieuse et épanouissante. Ensemble ou séparément.

Julie Renauld, Thérapie brève – Individuelle, couple, familiale – Paris 16 / Boulogne Billancourt (et visio)

julie.renauld.millet@gmail.com

Atelier Confiance en soi

Lors de cet atelier sur la confiance en soi j’ai proposé aux parents de se mettre dans les chaussons de leurs enfants pour mieux comprendre ce qui les traversait et par delà, nos réactions qui les aidaient et celles qui pouvaient les aider moins.

En mettant au monde des enfants nous avons planté une graine. Pour qu’elle pousse elle a besoin d’eau, de lumière, de chaleur, de nutriments. Nous pouvons les arroser – à condition que nos arrosoirs soient pleins – nous pouvons les nourrir juste ce qu’il faut, leur apporter de la chaleur mais pas trop. Des nutriments mais pas trop.

Qu’est-ce qui fait un bon jardinier? Sa faculté à observer, sentir, rejoindre, être en lien sans forcément faire quelque chose mais être juste là et poser un regard confiant sur la plante qui pousse feuille après feuille. 

Julie Renauld, thérapie brève, thérapie de couple, thérapie familiale. Coach parental.

A Paris 16ème et Boulogne Billancourt (et en visio) sur RDV.

julie.renauld.millet@gmail.com

Instagram @julie_renauld

La maison n’est pas un hôtel!

Le démarrage des études supérieures n’est pas une période facile. Les jeunes adultes ont souvent très envie de s’émanciper, s’éloigner de leur cocon mais n’ont pas toujours les ressources pour y parvenir sans angoisses. La relation avec les parents peut se tendre entre regrets de voir son enfant quitter le nid d’un côté et volonté de voler de ses propres ailes de l’autre. Les hormones n’aident pas à fluidifier la communication parents/enfants et c’est souvent sous forme de reproches que les échanges se construisent. « La maison n’est pas un hôtel », « quand est-ce que tu vas te mettre à bosser »… vous connaissez? 

Entre leur montrer la voie et les laisser faire leurs choix, la position de parents n’est pas facile. Et celle du jeune adulte n’est pas plus confortable. 

Les questions à se poser alors sont :

  • Quand je l’invite à faire un choix, nait-il de mon désir (parfois inconscient) ou du sien?
  • Ai-je peur pour lui ? Et si oui comment puis-je lui montrer que j’ai confiance en lui?
  • Si j’étais sûr qu’il était capable de faire ce qu’il veut ou de trouver sa voie, que ferais-je différemment?

Pour dialoguer avec les ados au cerveau encore immature (sa maturité est atteinte à l’âge de 25 ans), qui sont souvent dans l’affect, l’émotionnel, la susceptibilité, ont parfois des réactions épidermiques, posez des questions, soyez curieux, rejoignez-les avant, éventuellement, de les guider.

Et s’ils ne sont pas encore ados laissez la porte ouverte : cette période va peut-être bien se passer! C’est aussi un moment très riche, ou les échanges peuvent être plus profonds, où ils commencent à nous apprendre des choses, où vous allez découvrir leur vraie nature, leurs envies, différents parfois des vôtres. L’adolescence n’est pas qu’un problème!

Julie Renauld, Thérapie brève, thérapie familiale, thérapie de couple. Coach parental. Paris 16 et Boulogne Billancourt.

Faut-il les forcer à poursuivre le piano, le judo, le taekwondo?

Enfant jouant du piano éducation pédagogie

Après les 3 premières séances enthousiasmantes vient souvent le moment où « j’veux pas y alleeeeeer ». Faut-il les forcer, pousser, à poursuivre leurs activités extra scolaires ? Oui si l’on veut leur apprendre le sens de l’effort et des contraintes. Car toute activité demande un effort et du travail donc c’est un des apprentissages fondamentaux de la vie. Au moins la première année. Mais tout d’abord :

  1. Demandez-vous si c’est pour lui ou pour vous qu’il est inscrit au piano? Si c’est pour réparer vos blessures ce n’est pas la bonne voie. Prenez vous-même des cours de dessins, de théâtre, de chant, au lieu de les vivre par procuration. Nos enfants ne sont pas là pour réparer nos blessures. 
  2. Observez-les : sont ils manuels, physiques, imaginatifs…?  Cela vous donnera des éléments pour choisir à leur place s’ils n’ont pas d’envie particulière. 
  3. Vers 8-10 ans, laissez-les observer et développer leurs appétences, aussi étrangères à votre univers soient-elles!

Mon conseil : Une activité physique hebdo me paraît indispensable, étant assis 8h par jour. 

Une activité artistique, un cadeau à tous les niveaux : développer l’imaginaire, se cultiver, s’ouvrir, se reconnecter à ses sens, sortir des écrans et de l’immédiateté, pratiquer la motricité fine…

Et n’oubliez pas : vos manques ne sont pas les leurs!

Julie Renauld, Thérapie individuelle, thérapie familiale, thérapie de couple à Paris 16 et Boulogne Billancourt.

Qu’est-ce que la thérapie brève?

Quelle est la différence avec la psychiatrie, la psychanalyse, la psychothérapie, la psychologie… 

Toutes ces approches thérapeutiques visent à vous aider à aller mieux mais chaque praticien vous accompagne différemment. J’ai choisi la thérapie brève et plus précisément l’approche de Palo Alto* ciblée sur la résolution de problèmes ancrés dans le présent, car c’est une approche concrète, très ouverte, sans idées préconçues, chaque suivi est unique et sur-mesure. Nous travaillons sur tous les types de problèmes (stress, anxiété, phobies, déséquilibre pro, perso, amoureux, sexuel, alimentaire…). 

C’est bref car limité dans le temps : quand le problème est résolu nous arrêtons l’accompagnement (ou passons à un autre problème!)

J’ai également été formée à l’hypnose Ericksonienne, qui fait partie des thérapies brèves, que j’utilise parfois pour débloquer certaines situations.

La particularité de cette approche est de considérer que le travail se fait surtout entre les séances. C’est pourquoi nous donnons à nos patients des exercices, tâches de réflexion, d’écriture, d’observation, des choses à faire ou à arrêter de faire. Le but étant de les rendre autonomes et qu’ils fassent évoluer petit à petit le système dans lequel ils vivent qui ne leur convient plus. C’est une approche qui renforce la confiance en soi et l’estime de soi car ce sont eux les acteurs de leurs changements et de leurs réussites.

Il n’y a pas de pratique meilleure que l’autre, choisir un psy c’est une histoire de relation, de confiance et d’envie de changer ce qui ne va plus. L’essentiel est de se sentir écouter : toujours, pas jugé : jamais, rejoint : au maximum et aligné avec ses valeurs.

*Formée à l‘Institut Gregory Bateson, représentant du Mental Research Institute de Palo Alto

Julie Renauld Thérapie brève, thérapie de couple, thérapie familiale, coaching parental.

137 rue de la Tour à Paris 16

22 rue de Silly à Boulogne Billancourt

Des clefs pour combattre le harcèlement

Commentaire patiente thérapie familiale

Une maman et sa fille ont décidé de consulter une psy pour aider la jeune fille victime de harcèlement scolaire. La maman était très préoccupée par les angoisses de son enfant et cherchait une oreille attentive, bienveillante et surtout des outils concrets pour aider sa fille à se sortir de ce système. J’ai proposé à cette jeune fille la tâche de l’anthropologue. « La peur qu’on évite se transforme en panique et celle qu’on affronte se transforme en courage » (JJ Wittezaele). Au lieu d’éviter son ennemie dans la cour de récréation, je lui ai proposé de se munir d’un carnet et de noter tout ce qu’elle pouvait observer sur cette « ennemie » : a-t-elle des amies? Comment est-elle habillée? Se fait-elle gronder souvent? En faisant le pari que sans doute, cette ennemie n’était pas l’enfant modèle qu’elle imaginait, sinon elle passerait moins de temps à faire régner la terreur, il lui suffirait d’être heureuse.
Ma jeune patiente est revenue à la séance suivante toute fière de son enquête qu’elle m’a lue, ayant appris beaucoup, et n’étant plus impressionnée par « l’autre ».

Changer d’école les enfants victimes de harcèlement n’est pas forcément la solution. Ce qui est important c’est les aider à changer leur regard et leur posture, et à gagner en confiance en soi, estime de soi et assurance. Une thérapeute peut aider à faire ce changement.

Julie Renauld, thérapie de couple, thérapie familiale, thérapie individuelle, coaching parental.

Il pleure pour aller à l’école

Pendant combien de temps mon enfant de petite section va t-il pleurer en allant à l’école?

Ne lui survendez pas trop l’école en lui disant que ça va être génial car vous n’en savez rien. Dites-lui plutôt que ça va être nouveau, positif et parfois rigolo, mais aussi moins rigolo, soyez sincère (enfin ne dites pas tout non plus hein! Restez stratégique).


Faites-le dessiner sa semaine sur une feuille avec une pastille, une gomette, un dessin… différents pour l’école et la maison afin qu’il se représente les temps où il est avec vous et les moments d’école. Vous pouvez aussi représenter les mois, les saisons… selon sa créativité et votre patience !

Cassez la routine en l’emmenant goûter, déjeuner, une fois en semaine ou faire du vélo à la sortie de l’école. Mettez un peu de sel dans le quotidien, sans attendre le week end. Ça lui fera du bien et à vous aussi! Et enfin, soyez solidaire, montez dans son bateau et programmez ensemble une activité que vous ferez à votre retour du boulot et de l’école.


Allez, hauts les cœurs, ils sont tous passés par là et se sont construits avec ça aussi! 


Julie Renauld – Thérapie familiale, thérapie de couple, coaching parental à Boulogne Billancourt et Paris 16