Des clefs pour combattre le harcèlement

Commentaire patiente thérapie familiale

Une maman et sa fille ont décidé de consulter une psy pour aider la jeune fille victime de harcèlement scolaire. La maman était très préoccupée par les angoisses de son enfant et cherchait une oreille attentive, bienveillante et surtout des outils concrets pour aider sa fille à se sortir de ce système. J’ai proposé à cette jeune fille la tâche de l’anthropologue. « La peur qu’on évite se transforme en panique et celle qu’on affronte se transforme en courage » (JJ Wittezaele). Au lieu d’éviter son ennemie dans la cour de récréation, je lui ai proposé de se munir d’un carnet et de noter tout ce qu’elle pouvait observer sur cette « ennemie » : a-t-elle des amies? Comment est-elle habillée? Se fait-elle gronder souvent? En faisant le pari que sans doute, cette ennemie n’était pas l’enfant modèle qu’elle imaginait, sinon elle passerait moins de temps à faire régner la terreur, il lui suffirait d’être heureuse.
Ma jeune patiente est revenue à la séance suivante toute fière de son enquête qu’elle m’a lue, ayant appris beaucoup, et n’étant plus impressionnée par « l’autre ».

Changer d’école les enfants victimes de harcèlement n’est pas forcément la solution. Ce qui est important c’est les aider à changer leur regard et leur posture, et à gagner en confiance en soi, estime de soi et assurance. Une thérapeute peut aider à faire ce changement.

Julie Renauld, thérapie de couple, thérapie familiale, thérapie individuelle, coaching parental.

Il pleure pour aller à l’école

Pendant combien de temps mon enfant de petite section va t-il pleurer en allant à l’école?

Ne lui survendez pas trop l’école en lui disant que ça va être génial car vous n’en savez rien. Dites-lui plutôt que ça va être nouveau, positif et parfois rigolo, mais aussi moins rigolo, soyez sincère (enfin ne dites pas tout non plus hein! Restez stratégique).


Faites-le dessiner sa semaine sur une feuille avec une pastille, une gomette, un dessin… différents pour l’école et la maison afin qu’il se représente les temps où il est avec vous et les moments d’école. Vous pouvez aussi représenter les mois, les saisons… selon sa créativité et votre patience !

Cassez la routine en l’emmenant goûter, déjeuner, une fois en semaine ou faire du vélo à la sortie de l’école. Mettez un peu de sel dans le quotidien, sans attendre le week end. Ça lui fera du bien et à vous aussi! Et enfin, soyez solidaire, montez dans son bateau et programmez ensemble une activité que vous ferez à votre retour du boulot et de l’école.


Allez, hauts les cœurs, ils sont tous passés par là et se sont construits avec ça aussi! 


Julie Renauld – Thérapie familiale, thérapie de couple, coaching parental à Boulogne Billancourt et Paris 16

Pourquoi dire non? Ne confondons pas ses désirs avec ses besoins

Il est tellement plus simple de dire oui. Oui c’est s’acheter la paix, le calme, du temps, les « merci merci », les « t’es le meilleur papa du monde », les « t’es trop sympa maman ». Le oui est réconfortant pour tout le monde. Vous êtes vous déjà dit : là je pourrais dire non, mais comme je peux le faire / lui donner / lui accorder… alors je dis oui. Il est vrai que bien souvent nous pouvons… mais est-ce que pour autant nous devons?

A quoi cela sert-il de dire non?

Dire non c’est apprendre dès le plus jeune âge à l’enfant qu’il n’aura pas tout ce qu’il voudra dans la vie : l’amoureuse qui ne le regarde pas, le job qu’il convoite, la voiture dont il rêve, la maison avec jardin… Des limites, des frustrations, il va en rencontrer toute sa vie, autant l’y préparer le plus tôt possible comme un entraînement au long cours.

Les enfants se construisent par mimétisme.

Si nous ne savons pas dire non dans la vie, aux autres, si nous ne connaissons pas nos propres limites, l’enfant dont les neurones miroirs le font se construire par mimétisme, aura bien du mal à accepter le non venu de l’extérieur. Il ne le comprendra pas puisqu’il ne l’aura pas suffisamment vu à l’oeuvre.

Dire non en tant qu’adultes est un cadeau que nous nous faisons à nous mais également à nos enfants. C’est le préparer au respect de soi et des autres. Un enfant qui n’a pas appris ce qu’était le non court de grands risques, y compris au sujet de son corps, du consentement, du lien à l’autre. Beaucoup d’enfants d’adolescents, sont victimes d’abus sexuels faute d’avoir observé et acquis ce non.

Quand je dis non, il se met dans tous ses états

Le « non » engendre souvent des crises, de l’énervement. L’enfant dit rarement « d’accord je ne vais pas manger de bonbons, bien reçu, j’attendrai l’heure du goûter ». Il exprime sa contrariété, sa frustration mais il n’est pas en souffrance. Ne confondons pas ses désirs avec ses besoins, ni sa frustration avec sa douleur. Ce n’est pas douloureux d’être contrarié, c’est désagréable, inconfortable, mais tellement nécessaire pour construire un être équilibré qui sait qui il est, ce qu’il peut donner, recevoir, prendre et partager.

Julie Renauld

julie.renauld.millet@gmail.com

Atelier écrans et sexualité à Garches

L’association indépendante des parents d’élèves de Garches m’a invitée à la médiathèque pour un atelier sur les écrans et la sexualité, le 29 mai dernier.

Les 3-10 ans passent en moyenne 2 heures 15 sur les écrans par jour. Ce chiffre double chez les 13-19 ans.

La moyenne d’âge auquel les enfants ont accès a du contenu pornographique est de 11 ans (âge auquel ils ont un smartphone dans la poche pour 2 enfants sur 3).

Sur les 19 millions de visiteurs uniques par mois des sites pornographiques, 2,3 millions ont moins de 18 ans.

33% des 5-7 ans utilisent TikTok et 60% des 8-11 ans (site interdit théoriquement aux moins de 13 ans).

Les écrans sont un sujet de santé publique car ils ont des effets aussi nombreux que néfastes sur la concentration, la construction, l’équilibre des enfants dont le cerveau est en pleine maturation.

A l’âge où ils commencent à se poser des questions sur leur corps et leur sexualité, si les réponses ne viennent pas de leurs parents, ils vont chercher sur Internet et tombent sur le pire, en deux clics.

Trop d’adolescents construisent leur représentation de la sexualité via le porno, cela fait des dégâts sur leurs relations amoureuses, le rapport à leur corps et à celui des autres.

Nous ne pouvons plus attendre de répondre à leurs questions, c’est à nous d’amorcer le dialogue, de les prévenir et de mettre un cadre.

Lors de cet atelier nous avons abordé les limites, comment apprendre à dire non. Et comme ils se construisent par mimétisme, si nous n’apprenons pas nous-mêmes à dire non, quelles sont nos limites, ce sera difficile de le leur transmettre.

Cet atelier apporte :

  • Une grille de lecture et de compréhension (l’envers du décor des réseaux sociaux)
  • Des outils concrets
  • Des clefs pour leur ouvrir le champ des possibles et remettre l’écran à sa place d’outil.

Si vous souhaitez organiser un atelier dans votre école, vous pouvez me mettre en relation avec l’association des parents d’élèves ou la direction de l’école.

julie.renauld.millet@gmail.com

Ados : porno, réseaux et vidéos. Comment on s’aime?

Comment la génération qui a grandi avec Nabilla, les réseaux sociaux, les téléréalités, où le sexe se consomme comme on s’envoie un Big Mac, peut-elle construire des relations amoureuses? Quelle représentation du rapport intime peut-on avoir quand on a été biberonné au porno dès l’âge de 12 ans (âge moyen auquel les enfants obtiennent un smartphone et y ont donc accès en deux clics)?

Elle parait loin la belle histoire où ils vivèrent heureux et eurent beaucoup d’enfants alors que leurs parents divorcent, que la planète s’effrite, que les tensions explosent. Les ados de 2024 sont passés d’une trop longue période confinée, à Tinder, devenue la norme pour parler à de « vrais » gens qu’ils n’auraient pas rencontrés dans la « vraie » vie s’il n’y avait pas eu d’appli. Le réel, le virtuel, l’amour en visio, en vocal, en échanges de nude… Comment aimer quand on a pour base ses outils là?

43% des 18-25 ans n’ont pas fait l’amour ces 12 derniers mois (Ifop). L’une des raisons évoquée est la facilité d’accès au porno qui permet une sexualité rapide, efficace et sans effort. La communication, la séduction, l’attente, le désir, l’inconnu, le goût du risque, la frustration, l’excitation latente… échappent totalement à cette frange de la population dont la sexualité est devenue un produit de consommation comme un autre.

A cet âge où tout est possible, où les relations amoureuses semblent aussi enivrantes que vertigineuses, inquiétantes que séduisantes, quels repères pouvons-nous leur donner? Comment les aider à s’écouter, se découvrir, se faire confiance et faire confiance, se respecter et respecter?

J’accompagne avec beaucoup de joie les ados d’aujourd’hui sur ce chemin tout à fait passionnant.

Atelier « Ressource » en entreprise

Pour la fin d’année, l’équipe juridique de l’entreprise Klepierre a proposé un atelier « Ressource » lors d’une journée de séminaire hors les murs. L’occasion pour moi de leur apporter des clefs pour :

  • Mieux se connaître afin de mieux communiquer et interagir avec les autres
  • Ne pas s’oublier et identifier nos moyens de nous ressourcer pour les garder à portée de main et prévenir ainsi les risques de burn-out
  • Apprendre à dire non pour mieux dire oui

Un atelier basé sur des interactions, des échanges et une introspection, utile dans la recherche de l’équilibre entre vie personnelle et engagements professionnels.

Chaque atelier est élaboré sur-mesure en fonction des besoins des équipes. Ici une équipe de 30 personnes sur un format de 2 heures.

Pour obtenir plus de précisions, vous pouvez envoyer un mail à julie.renauld.millet@gmail.com

Nos enfants et les écrans : pourquoi et comment remettre un cadre. Atelier à l’école La Fontaine

Invités par l’association des parents d’élèves de l’école élémentaire La Fontaine (Paris 16) nous avons animé notre atelier sur les écrans auprès d’une vingtaine de parents et de la directrice de l’école. L’occasion de dresser un bilan et de leur apporter notre retour d’expérience sur l’impact des écrans sur la concentration, la réactivité, la curiosité, le sens de l’effort… de nos enfants. Le constat est sans appel et les parents sont de plus en plus nombreux à s’en soucier. En Suède, le gouvernement a décidé d’abandonner la numérisation de l’école. En effet, les parents sont parfois désemparés car s’ils souhaiteraient interdire les écrans à la maison ou les réduire le plus possible, certains établissements continuent à mettre les devoirs sur des systèmes numériques. Or quand les parents travaillent, ils ne peuvent surveiller les enfants sur l’ordinateur une fois les devoirs terminés. La numérisation des devoirs n’est pas un progrès, elle ne facilite en rien la capacité de l’enfant à se mettre au travail, bien au contraire.

Ce qui est très encourageant, c’est qu’après un total lâcher prise au moment du confinement sur les écrans, de plus en plus de parents sont prêts à freiner, limiter leur usage et ne plus glisser un smartphone dans la poche de leur enfant dès l’entrée en 6ème, réalisant les dangers que cela représente. Dépendance aux jeux, cyber harcèlement, addiction à la pornographie, retards de langage chez les plus petits… Le sujet des écrans n’est pas à prendre à la légère et il existe des solutions pour les remettre à leur place d’outils.

Dates et infos sur nos ateliers dans les écoles et organismes : julie.renauld.millet@gmail.com

Prochain atelier : « Comment parler de sexualité aux enfants avant qu’Internet ne le fasse » Jeudi 20 avril à 20H

A quel âge? Avec quels mots? Quelles limites?

L’âge moyen auquel nos enfants sont confrontés à des images pornographiques est de 12 ans. Nous ne pouvons plus attendre que les questions viennent naturellement car en tapant 3 mots clefs dans un moteur de recherche des enfants de 6- 7 ans ont un accès direct au porno. Et ces images-là ne s’effacent pas.

L’école doit organiser 3 séances par an, par niveau sur la vie affective et intime, mais elle ne le fait pas toujours. Si nous ne voulons pas que ce soit Internet qui se charge de l’éducation affective de nos enfants, parlons-en avec eux.

L’atelier du jeudi 20 avril à 20H aura lieu en présence (Paris 16), animé par deux thérapeutes spécialistes des enfants. Nous répondrons à toutes vos questions, vous aiderons à construire une réflexion et vous donnerons un retour d’expérience des enfants et adolescents que nous accompagnons. (Places limitées à 10 personnes)

Infos et inscription par mail julie.renauld.millet@gmail.com

Atelier « Nos enfants et les écrans » jeudi 16 mars 20H en ligne

Si vous voulez assister à notre atelier et que vous n’êtes pas à Paris c’est le moment! Connectez-vous où que vous soyez jeudi 16 mars à 20H.

  • 1 enfant sur 2 aura eu accès à des images porno avant son entrée au collège
  • 41% des 8-11 ans ont déjà un compte sur les réseaux sociaux (TikT l’interdit aux moins de 13 ans)
  • Plus de 70% des ados déclarent être prêts à partager des infos ou photos personnelles pour gagner des followers

Quels sont les véritables dangers des réseaux? Quelles limites installer? Quel dialogue amorcer si mon enfant a été confronté à du contenu inapproprié?

2 thérapeutes spécialistes des enfants ont passé des heures sur les réseaux pour bien comprendre les rouages et vous feront part de leur expérience et de leurs observations sur les enfants qu’ils accompagnent. Ils répondront à toutes vos questions, et vous guideront pour vous aider à remettre les écrans à leur place d’outils.

Inscription par mail julie.renauld.millet@gmail.com

Harcèlement, empathie et confiance en soi à l’école

L’école Galilée (Paris 16) m’a accueillie à nouveau pour animer des ateliers auprès de ses élèves puis de leurs parents. A l’automne, nous avions proposé une première session sur « Comment parler de sexualité aux enfants », et des ateliers avec les collégiens sur « Comment appréhender les changements de mon corps et mon intimité ».

Cette semaine, j’ai fait participer 50 élèves de primaire (CE2 – CM2) à mes ateliers autour des réflexions suivantes : qu’est-ce que l’empathie? Le harcèlement? Quel impact les mots ont-ils sur les camarades? Comment aider un camarade isolé pour qu’il se sente appartenir au groupe? La richesse des différences. A travers des activités issues de « La Discipline Positive », approche créée par le Dr Jane Nelsen et Lynn Lott.

Puis, avec les 40 collégiens, nous avons travaillé sur le respect de soi et des autres, le consentement, l’encouragement et trouver chez chacun ses propres ressources pour lutter conte le harcèlement.

Le soir j’ai animé un atelier avec parents d’élèves de cette même école pour les aider à mieux comprendre les comportements des enfants, et leur donner des clefs pour se faire entendre sans crier ni punir. Sortir du système « bâton – carotte », en impliquant l’enfant afin de lui faire respecter le cadre avec bienveillance.

Une journée et une soirée riches, les réactions des enfants sont toujours stupéfiantes.

Merci à l’équipe de direction de l’Ecole Galilée qui sait accueillir les enfants quel qu’ils soient et à la présidente de l’Apel qui me fait confiance.

Thèmes de nos ateliers :

  • Nos enfants et les écrans : pourquoi, comment remettre un cadre
  • Sexualité : comment leur en parler?
  • Harcèlement, empathie, confiance en soi : être à l’écoute de soi et des autres

Plus d’infos par mail julie.renauld.millet@gmail.com