Et le porno, on en parle?

Cette semaine j’ai enregistré un podcast pour l’entreprise Babilou sur le thème : pourquoi et comment parler du porno aux enfants. 

Autrefois, l’imaginaire des enfants se construisait à travers les films qu’ils attendaient le samedi soir, des séries qui ne passaient qu’à une certaine heure, des livres, de la musique… 

Aujourd’hui, ils scrollent sans fin des vidéos disponibles H24, ils lisent moins, leur capacité de concentration se réduit comme peau de chagrin.

Et surtout, quand ils commencent à se poser des questions, à sentir leurs hormones travailler, là où ils n’avaient autrefois que 2 pages dans le catalogue la Redoute et des films cryptés, ils accèdent aujourd’hui en 2 clics à du contenu pornographique, grâce à leur smartphone dont la plupart des collégiens sont équipés.

Ne nous leurrons pas, ils iront y jeter un œil , la n’est plus la question. Car quiconque – et c’est humain – choisira la voie la plus rapide et la moins contraignante pour libérer l’hormone du plaisir. 

Il est donc indispensable de leur en parler pour les aider à faire la différence en le réel et le surjoué, le subtil et le grossier.

À nous parents de stimuler leur curiosité, culturelle, artistique, cinématographique, pour leur montrer la richesse du lien humain qu’ils n’auront jamais sur un écran. 

Évitons-leur  de construire leur représentation du rapport intime à partir d’un contenu fictif. Car cela créé des blocages, des complexes, une addiction voire des troubles sexuels. 

Le vivant n’est pas dans leur écran. 

J’anime dans les écoles, les mairies, les entreprises, des conférences pour aider les parents à comprendre les enjeux et conséquences des écrans, des réseaux sociaux et du porno sur leurs enfants.

Julie Renauld Thérapie brève systémique, thérapie de couple, conférencière, formatrice, coaching parental.

Nos enfants ont besoin de nos bras, pas de nos jambes

La résilience : comment ça s’apprend, comment ça se construit?

Boris Cyrulnik, neuropsychiatre français n’aurait pas tant écrit sur la résilience s’il n’avait pas traversé autant d’épreuves au cours de sa vie. Ce sont ces épreuves, nos difficultés, nos échecs qui nous forgent.

En tant que parents notre réflexe est de vouloir préserver nos enfants de la douleur, du chagrin, de la souffrance. Et pourtant c’est en traversant toutes ces épreuves de la vie qu’ils construisent leur solidité. Soutenons-les dans leurs difficultés mais ne soyons pas leurs béquilles, cela ne leur rendrait pas service. 

Même si a posteriori je me serais bien vue passer mon enfance à courir pieds nus dans un champ de blé, le fait d’avoir vécu des situations inconfortables, effrayantes, insecurisantes, me permet de rester droite aujourd’hui et de continuer à regarder devant avec force et courage. 

Souffrir pour nos enfants ne va pas les aider à moins souffrir, au contraire. Ils ont besoin de nos deux bras (mais pas de nos jambes 😉).

Julie Renauld, Thérapie brève (Palo Alto), thérapie de couple et individuelle. A Boulogne Billancourt et Paris 16.

julie.renauld.millet@gmail.com

Comment parler des maladies graves aux enfants?

Notamment quand celles-ci touchent un membre de leur famille.

  1. Faites-leur confiance. Les enfants sont des roseaux. Encore plein de souplesse ils plient mais se redressent. N’ayez pas peur de leur chagrin, ce sont des phases à traverser avant de passer à autre chose. N’ayez pas non plus peur du vôtre. Plus vous vous autoriserez à exprimer vos émotions et plus cela lui permettra d’exprimer les siennes. 
  2. Rendez-les acteurs. Pour éviter qu’ils ne subissent demandez-leur ce qu’ils auraient envie de faire pour en parler à leurs amis, cela peut être à travers un exposé. Sans aucune obligation bien sûr! C’est à eux de le sentir et de s’approprier l’engagement. 
  3. Écoutez vos peurs avant de parler. Vous ne pouvez pas apprendre à un enfant à nager si vous avez peur de l’eau. Écrivez vos inquiétudes et tirez tout le fil de la pelote pour y voir plus clair et comprendre vous-même ce qui vous effraie. Ils sont des roseaux et vous êtes les chênes contre lesquels ils peuvent s’appuyer. Attention un chêne n’est ni éternel ni incassable ni infaillible. Vous avez le droit de flancher quand c’est la tempête. 
  4. Est-ce qu’il peut mourir? Est la question que nous redoutons tous et moi je choisis de dire oui. Car la mort fait partie de la vie. Et cela permet de vivre chaque jour en pleine conscience. 

Vivez dans le présent, un pas après l’autre. Ayez de l’énergie pour sourire aujourd’hui. Demain on verra…

Julie Renauld thérapeute systémique

julie.renauld.millet@gmail.com 

Notre couple a t-il encore ses chances?

thérapie de couple amour

Vous qui voyez des couples toute la journée, vous pouvez nous dire si notre couple a encore une chance? C’est une question qui revient souvent dans mon cabinet.

Mon travail ne consiste pas à donner des conseils – car les conseils fonctionnent jusqu’à ce qu’ils ne fonctionnent plus – mais plutôt à questionner pour permettre à mes patients de s’interroger sur leurs besoins, leurs envies, leurs valeurs, leurs projets de vie. 

Les couples me demandent cela aussi parce qu’ils se comparent souvent aux autres. Or Il y a autant de recettes pour faire durer une relation amoureuse qu’il y a de couples. 

Pour moi un couple qui fonctionne c’est un couple vivant, où chacun des partenaires s’autorise à être lui-même, autorise l’autre à s’épanouir, stimule ou nourrit les besoins et les envies de son partenaire.

Pour qu’un couple fonctionne il faut déjà que chacun des partenaires soit bien avec lui-même, en solo. 

Rester dans la vie avec liberté et respect.

Et si vous êtes en pleine crise demandez-vous s’il reste des braises sur lesquelles souffler et des endroits vers lesquels vous regardez dans la même direction. 

Courage!!

Julie Renauld, thérapie brève, thérapie individuelle et thérapie de couple. Paris 16ème, Boulogne Billancourt (et en visio)

Ensemble ou séparément?

Thérapie de couple

Quand un couple passe la porte de mon cabinet je ne sais pas toujours si à l’issue de mon accompagnement les 2 partenaires repartiront ensemble et heureux, séparés mais soulagés, ou si l’un des deux sera soulagé, l’autre malheureux. Il n’y a pas d’issue idéale, car même la première requiert des efforts, un travail et de nourrir la relation chaque jour. La séparation si elle est choisie peut être une issue acceptable aussi.
🔹Mon accompagnement ne consiste pas à faire en sorte qu’un couple fonctionne à nouveau – si ce n’est pas sa décision – mais plutôt de l’aider à mieux interagir, à faire cesser ce qui lui pose problème, quelle que soit l’issue de la nature de leur relation.
Parfois ils ont pris leur décision et viennent me voir pour les aider à construire la suite, séparément.
🔹Je vois des couples qui se déchirent aussi fort qu’ils se sont aimés, d’autres qui ont un respect indéfectible l’un pour l’autre, d’autres encore qui sont amis de puis longtemps…
🖌️ Ils écrivent leur histoire comme ils peuvent et c’est une grande richesse pour moi de toujours découvrir un nouveau fonctionnement et d’amener chacun des partenaires à s’écouter, se faire confiance, et sentir ce qui va l’aider à mieux interagir avec l’autre pour une relation plus harmonieuse et épanouissante. Ensemble ou séparément.

Julie Renauld, Thérapie brève – Individuelle, couple, familiale – Paris 16 / Boulogne Billancourt (et visio)

julie.renauld.millet@gmail.com

Faut-il interdire les jeux vidéo aux jeunes enfants?

Le désir que l’on réprime devient irrésistible. Et c’est là le danger à mon avis : l’interdit engendre souvent la dissimulation or si votre enfant se connecte en cachette et tombe sur un contenu qui le choque, il sera mortifié à l’idée de vous le dire. Le dialogue est la clef. 

Commencez par demander à vos enfants quels sont, selon eux, les dangers des jeux vidéo. Cela leur apprendra à réfléchir, et commencer à être acteurs plutôt que passifs. Et cela vous donnera des infos. 

Pour moi il en existe 3 principaux :

  1. L’addiction : la plupart de ces jeux sont basés sur un système de récompense -> libération de la dopamine qui envoie ce message au cerveau : « encoooore »! C’est pourquoi il est si difficile de les arrêter. 
  2. La violence de certains jeux.
  3. Les jeux en réseau sont un repère pour les pedocriminels. 

Intéressez-vous aux jeux de vos enfants, sans faire le flic mais avec une vraie curiosité pour les faire réfléchir, cheminer, analyser, interroger… qualités essentielles à transmettre et leur apprendre avant qu’ils ne tombent dans les écrans, les réseaux sociaux et l’IA qui fera tout le boulot à leur place. Or s’ils ne se sont pas construits leur univers avant, cela peut considérablement nuire à leur équilibre et leur épanouissement. 

Et je le répète maintenez le dialogue et restez garants du cadre même s’ils vous détestent un moment. C’est essentiel. 

Julie Renauld, Thérapie familiale, thérapie de couple, coach parental, à Paris 16 et Boulogne Billancourt.

Atelier Confiance en soi

Lors de cet atelier sur la confiance en soi j’ai proposé aux parents de se mettre dans les chaussons de leurs enfants pour mieux comprendre ce qui les traversait et par delà, nos réactions qui les aidaient et celles qui pouvaient les aider moins.

En mettant au monde des enfants nous avons planté une graine. Pour qu’elle pousse elle a besoin d’eau, de lumière, de chaleur, de nutriments. Nous pouvons les arroser – à condition que nos arrosoirs soient pleins – nous pouvons les nourrir juste ce qu’il faut, leur apporter de la chaleur mais pas trop. Des nutriments mais pas trop.

Qu’est-ce qui fait un bon jardinier? Sa faculté à observer, sentir, rejoindre, être en lien sans forcément faire quelque chose mais être juste là et poser un regard confiant sur la plante qui pousse feuille après feuille. 

Julie Renauld, thérapie brève, thérapie de couple, thérapie familiale. Coach parental.

A Paris 16ème et Boulogne Billancourt (et en visio) sur RDV.

julie.renauld.millet@gmail.com

Instagram @julie_renauld

Mon enfant se fait harceler à l’école

« Tu ne peux pas jouer avec nous puisqu’on est lundi et que tu peux être notre amie que le mardi et le jeudi! »

« Regarde ton ventre et tes bras! Tu es la plus grosse de l’école »

« T’es trop collante »

« Arrête de chanter t’as une voix horrible »

Ces phrases ont toutes été prononcées dans une cour de récréation par des enfants à d’autres enfants.

Lorsque nos enfants se font insulter, moquer, humilier par d’autres enfants qui font preuve de toute puissance à leur égard, notre premier réflexe peut être d’aller directement régler son compte à l’enfant en question ou de demander au directeur d’intervenir, en espérant que notre posture d’adulte lui fera peur. Mais bien souvent, s’étant senti à son tour humilié, l’enfant tout puissant va chercher à se venger sur le vôtre dès qu’il ne sera plus sous le contrôle de l’adulte. 

Et voler à son secours peut le soulager à court terme mais cela lui donne aussi le sentiment qu’il n’est pas capable de s’en sortir seul. 

Cherchez plutôt à :

  1. Accueillir les émotions de votre enfant sans vous les accaparer. Même si votre cœur saigne. 
  2. L’aider à trouver la bonne stratégie : l’humour, la pirouette, la survalorisation « ha oui puisque tu as l’air expert tu vas  pouvoir m’aider… » 

Éviter de dire à votre enfant quoi faire car il n’en sera peut être pas capable et ce serait un double échec pour lui.

Répondre par l’agression ne fait que nourrir l’escalade et si votre enfant est victime, en général, à ce jeu il n’en sortira pas gagnant. 

Moi j’aime bien dire à mes patients que quand on est heureux et que tout va bien dans notre vie, on n’a pas besoin de rejeter l’autre ou de l’humilier. Donc quelqu’un qui a cette attitude c’est quelqu’un qui souffre. Sans pour autant leur demander de prendre leurs « agresseurs » dans leurs bras , le simple fait de changer de regard sur eux peut faire dégonfler l’asymétrie. Parfois je leur demande de se munir d’un carnet pour noter toutes les remarques qui iraient dans ce sens : la peste se fait-elle souvent reprendre par la maîtresse? À t-elle des remarques sur son travail? 

Ce qui permet ainsi à l’enfant en souffrance de relever la tête et d’observer celui qui fait preuve de toute puissance pour sortir de son impuissance. 

Apprenons à nos enfants à être forts sans écraser les autres, à donner le meilleur plutôt qu’à être les meilleurs (la dernière je l’ai piquée au proviseur du collège 😊).

Julie Renauld, Thérapie brève, thérapie de couple et thérapie familiale à Paris 16 et Boulogne Billancourt.

La maison n’est pas un hôtel!

Le démarrage des études supérieures n’est pas une période facile. Les jeunes adultes ont souvent très envie de s’émanciper, s’éloigner de leur cocon mais n’ont pas toujours les ressources pour y parvenir sans angoisses. La relation avec les parents peut se tendre entre regrets de voir son enfant quitter le nid d’un côté et volonté de voler de ses propres ailes de l’autre. Les hormones n’aident pas à fluidifier la communication parents/enfants et c’est souvent sous forme de reproches que les échanges se construisent. « La maison n’est pas un hôtel », « quand est-ce que tu vas te mettre à bosser »… vous connaissez? 

Entre leur montrer la voie et les laisser faire leurs choix, la position de parents n’est pas facile. Et celle du jeune adulte n’est pas plus confortable. 

Les questions à se poser alors sont :

  • Quand je l’invite à faire un choix, nait-il de mon désir (parfois inconscient) ou du sien?
  • Ai-je peur pour lui ? Et si oui comment puis-je lui montrer que j’ai confiance en lui?
  • Si j’étais sûr qu’il était capable de faire ce qu’il veut ou de trouver sa voie, que ferais-je différemment?

Pour dialoguer avec les ados au cerveau encore immature (sa maturité est atteinte à l’âge de 25 ans), qui sont souvent dans l’affect, l’émotionnel, la susceptibilité, ont parfois des réactions épidermiques, posez des questions, soyez curieux, rejoignez-les avant, éventuellement, de les guider.

Et s’ils ne sont pas encore ados laissez la porte ouverte : cette période va peut-être bien se passer! C’est aussi un moment très riche, ou les échanges peuvent être plus profonds, où ils commencent à nous apprendre des choses, où vous allez découvrir leur vraie nature, leurs envies, différents parfois des vôtres. L’adolescence n’est pas qu’un problème!

Julie Renauld, Thérapie brève, thérapie familiale, thérapie de couple. Coach parental. Paris 16 et Boulogne Billancourt.

Qu’est-ce que la thérapie brève?

Quelle est la différence avec la psychiatrie, la psychanalyse, la psychothérapie, la psychologie… 

Toutes ces approches thérapeutiques visent à vous aider à aller mieux mais chaque praticien vous accompagne différemment. J’ai choisi la thérapie brève et plus précisément l’approche de Palo Alto* ciblée sur la résolution de problèmes ancrés dans le présent, car c’est une approche concrète, très ouverte, sans idées préconçues, chaque suivi est unique et sur-mesure. Nous travaillons sur tous les types de problèmes (stress, anxiété, phobies, déséquilibre pro, perso, amoureux, sexuel, alimentaire…). 

C’est bref car limité dans le temps : quand le problème est résolu nous arrêtons l’accompagnement (ou passons à un autre problème!)

J’ai également été formée à l’hypnose Ericksonienne, qui fait partie des thérapies brèves, que j’utilise parfois pour débloquer certaines situations.

La particularité de cette approche est de considérer que le travail se fait surtout entre les séances. C’est pourquoi nous donnons à nos patients des exercices, tâches de réflexion, d’écriture, d’observation, des choses à faire ou à arrêter de faire. Le but étant de les rendre autonomes et qu’ils fassent évoluer petit à petit le système dans lequel ils vivent qui ne leur convient plus. C’est une approche qui renforce la confiance en soi et l’estime de soi car ce sont eux les acteurs de leurs changements et de leurs réussites.

Il n’y a pas de pratique meilleure que l’autre, choisir un psy c’est une histoire de relation, de confiance et d’envie de changer ce qui ne va plus. L’essentiel est de se sentir écouter : toujours, pas jugé : jamais, rejoint : au maximum et aligné avec ses valeurs.

*Formée à l‘Institut Gregory Bateson, représentant du Mental Research Institute de Palo Alto

Julie Renauld Thérapie brève, thérapie de couple, thérapie familiale, coaching parental.

137 rue de la Tour à Paris 16

22 rue de Silly à Boulogne Billancourt